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L'été a du piquant

Grand Nancy: Aphysio à la Une de l'Est Républicain le 23 août 2011

par Aphysio et L'est Républicain - Laurie Marsot

24/08/2011

 

L’été a du piquant

 

Parole de pros, les guêpes sont nombreuses cet été. Jusqu’à sept interventions par jour.

 

La manœuvre n’aura duré qu’une petite demi-heure. Le nid, était bien planqué entre le mur et le zinc, sur une terrasse de la maison de retraite, rue des Jardiniers.

 

Pas de quoi effrayer Patrice Dinger, perché sur son échelle et protégé par une fine combinaison qui l’habille de la tête au ventre, mains comprises. Son insecticide nouvelle génération va non seulement repousser les hyménoptères mais aussi détruire le nid. Idéal quand celui-ci est difficile à localiser ou hors de portée, les guêpes choisissant souvent de s’installer dans les caissons de volet roulant. Patrice, dans le métier depuis 16 ans, est « applicateur hygiéniste » pour la société Aphysio. En langage moins barbare, il est technicien en dératisation, désinfection et désinsectisation.

 

Quelques coups de bombes plus tard, les guêpes, d’abord une dizaine, sortent du nid, puis tombent les unes après les autres. Comme des mouches. Il faudra attendre 48 heures pour que le nid soit totalement éradiqué.

 

Une intervention parmi tant d’autres pour la société « spécialisée dans les 3D », comme dit Philippe Blanc, gérant d’Aphysio. En moyenne, ses techniciens interviennent six à sept fois par jour pour déloger les guêpes. C’est plus qu’en 2010. Et beaucoup plus tôt aussi.

 

« Ça a commencé prématurément cette année. D’habitude, on n’est pas appelé avant juin », expose le directeur. En cause ? « La chaleur sans doute. Les conditions ont été idéales, même si ça s’est un peu calmé à la mi-juillet. »

 

« Il faut savoir qu’on a trois semaines d’avance sur la végétation », éclaire Roland Houpert, apiculteur à Custines. « Le printemps a été précoce. Prenez le cas des mirabelles. Et puis, s’il y a autant de guêpes, c’est que beaucoup de reines fondatrices ont survécu à l’hiver. »

La situation se révèle plus compliquée quand les techniciens interviennent contre les frelons, en particulier les frelons asiatiques. Si le travail est le même, sur des nids toutefois plus petits, une protection plus épaisse que pour les guêpes s’impose. « C’est plus dangereux. On peut mourir au bout de trois piqûres », commente Philippe Blanc.

 

Mygale et crocodile

 

Malgré cette recrudescence, les nids de guêpes sont loin de constituer l’activité principale d’Aphysio. Tout au long de l’année, la société intervient chez de nombreux bailleurs sociaux, entreprises et bâtiments publics, contraints à des normes très strictes par la réglementation sanitaire. Les techniciens sont appelés chez des particuliers, et se retrouvent parfois confrontés à des situations plutôt insolites qui font froid dans le dos. « Si vous saviez ce qu’on voit », murmure le gérant. De quoi vous faire regretter les cafards et autre souris… Il y a six mois, ils ont ainsi été priés de capturer une mygale, oubliée par l’ancien locataire d’un appartement. Une autre fois c’était un petit crocodile qui s’était installé dans la baignoire d’un particulier. Ne pas avoir le vertige est un critère de recrutement. Le second serait semble-t-il d’avoir le cœur bien accroché.

 

Laurie MARSOT